Déplacez un pion horizontalement ou verticalement, sans sauter par-dessus un autre.
Coincez un pion adverse entre deux des vôtres pour le capturer. Le bord ne capture pas.
Vous gagnez quand votre adversaire n’a plus qu’un pion ou ne peut plus bouger.
Partie nulle si une même position revient trois fois avec le même joueur au trait, ou après 100 déplacements consécutifs sans capture (50 tours complets).
Les clairs commencent. Contre l’ordinateur, vous jouez les clairs.
Histoire du jeu
Un jeu venu de la Grèce antique. Au IVe siècle avant notre ère, Platon évoque déjà la petteia et l’art de bloquer son adversaire. Ses règles exactes ont disparu : cette version en propose une reconstitution.
Des textes et des vestiges. Nous ne le connaissons pas grâce à une découverte unique : les auteurs antiques évoquent les jeux de pions, et les archéologues retrouvent des jetons ainsi que des plateaux gravés, notamment dans des sanctuaires. Ces vestiges ne permettent pas toujours d’identifier la variante jouée.
Une école de stratégie ? Au IIe siècle avant notre ère, Polybe compare les manœuvres d’Hamilcar à celles d’un habile joueur qui isole et encercle ses adversaires. Ce rapprochement éclaire la valeur accordée à l’habileté tactique ; il ne prouve pas que le jeu faisait l’objet d’un encouragement officiel.
Sources : Platon, République, VI, 487b ; Polybe, Histoires, I, 84 ; D. Ignatiadou, étude archéologique (2019).